PROGRAMME & REPLAYS
TRANSFORMER NOS MODELES POUR REUSSIR LA TRANSITION ECOLOGIQUE
Il est aujourd’hui évident que la transition vers une économie décarbonée, circulaire, régénératrice et inclusive implique de redéfinir l’ensemble de ses modèles. La question n’est donc plus de savoir s’il faut changer de modèle mais comment le faire.
De plus en plus d’entreprises sont déjà engagées dans cette transformation : elles entraînent l’ensemble de leurs parties prenantes, se fixent des objectifs par année et non plus à des échéances lointaines, etc. En considérant que le coût de ce processus sera toujours inférieur à celui de l’inaction, il est certain que ces entreprises en tireront des bénéfices à commencer par une plus grande résilience.
Cette 7e édition du TRANSITION FORUM a dressé le bilan des transformations de modèles réalisées par différents types d’entreprises à travers de keynotes, tables rondes et présentations de solutions innovantes.
PREMIERE JOURNEE / 12 NOVEMBRE
THEME #1 PRODUIRE ET CONSOMMER
CONCILIER DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL ET DÉCARBONATION
Climat, souveraineté, emploi..., il nous faut renforcer notre tissu productif en France et en Europe et regrouper des chaînes de valeur jusque-là fragmentées. Mais faciliter et accélérer les implantations industrielles et les réhabilitations de friches doit se faire dans un bon équilibre avec la nécessaire sobriété foncière. C’est ainsi notamment que se développent des gigafactories et vallées spécifiques (batteries, hydrogène, etc.) avec, à la clé, le développement d’emplois industriels sur nos territoires.
En parallèle, la décarbonation nécessaire pour parvenir aux objectifs de neutralité climatique concerne tous les secteurs. Pour l’industrie, il s’agit surtout de transformer les modes de production avec des procédés plus performants (sobriété en ressources, efficacité énergétique, utilisation des renouvelables et de l’hydrogène…) et de favoriser la circularité entre les entreprises et dans chaque entreprise (réemploi ou recyclage de déchets, coproduits, rejets ou chaleur, utilisation de l’eau en circuit fermé…). De nombreuses initiatives sont prises pour permettre cette équation entre développement industriel et décarbonation. Où en est-on aujourd’hui ?
THEME #2 PRESERVER ET PROTEGER
COMMENT INTEGRER LA BIODIVERSITE DANS LA STRATEGIE DES ENTREPRISES
Rupture des chaînes d’approvisionnement, perte de chiffre d’affaires, hausse des coûts de production…, les enjeux économiques et financiers de l’érosion de la biodiversité sont importants et peuvent aller jusqu’à menacer la viabilité même de certaines entreprises.
Au-delà de mesurer leur dépendance et leurs impacts sur les écosystèmes , les entreprises doivent intégrer la biodiversité directement dans leur modèle économique dans une optique de long terme. Un grand nombre d’entre elles doivent d’ailleurs en rendre compte de manière transparente en application de la directive CSRD (Corporate Sustainable Reporting) et de l’article 29 de la loi Energie Climat.
Aujourd’hui, différents outils, méthodologies, leviers d’actions et même dispositifs de mesure des gains apportés par les actions menées sont proposés ou à l’étude.
Eliza MAHDAVY Directrice RSE Enedis
Marie MARACHE Directrice Mission et Impact Groupe Rocher
Laure LEMARQUIS Senior Expert Business engagement on Natural Capital - WWF
Hélène VALADE Directrice Développement Environnement Groupe LVMH
17:15 - 18:00
TABLE RONDE : COMMENT INTEGRER LA BIODIVERSITE DANS LA STRATEGIE DES ENTREPRISES
DEUXIEME JOURNEE / 13 NOVEMBRE
THEME #3 SE DEPLACER : CREER LES CONDITIONS TERRITORIALES POUR LES NOUVELLES MOBILITES
Si, en 2022, les transports représentent 23 % des émissions de GES en Europe, ils constituent 32 % des émissions françaises. Autant dire qu’il y a urgence à agir si l’on souhaite parvenir à la neutralité climatique en 2050, avec le palier de 55 % en 2030.
Les solutions sont déjà connues : véhicules électriques et infrastructures de recharge, mobilités actives (vélo, marche...), bus zéro émission, tramways, pôles d’échanges multimodaux, mobilité partagée, gares routières, parcs relais, RER métropolitains, navettes fluviales ou encore TER à batterie électrique. Toutes contribuent à la fois à la décarbonation et au désenclavement des territoires et ont moins d’impacts sur la santé et l’environnement. Encore faut-il les déployer, ce qui suppose de mettre en place de nouvelles conditions adaptées à chaque territoire.
Jean-Claude DEGAND Porte-parole Objectif RER Métropolitains
Isabelle DELON Directrice générale Clients & Territoires SNCF Réseau
Jean-Luc DI PAOLA-GALLONI Corporate VP Sustainable Development - Valeo
Christophe HUG Directeur général adjoint en charge de la Maîtrise d’Ouvrage - Vinci Autoroutes
10:15 - 11:00
TABLE RONDE : CREER LES CONDITIONS TERRITORIALES POUR LES NOUVELLES MOBILITES
THEME #3 SE NOURRIR
COMMENT SATISFAIRE LA DEMANDE POUR UNE ALIMENTATION DURABLE ET ABORDABLE
Aujourd’hui, l’agriculture et les systèmes alimentaires sont responsables d’un tiers des émissions mondiales de GES et constituent l’un des principaux moteurs de la perte de biodiversité et de la pollution de l’eau. Face à cela, la nécessité d’adopter des pratiques agricoles et alimentaires bas carbone se fait toujours plus pressante tout comme celle de revoir nos modes de consommation et nos pratiques alimentaires.
Déployer les agrotechnologies, privilégier une production diversifiée d’aliments adaptés localement, résistants et nutritifs, adopter des pratiques agricoles plus régénératrices pour préserver les sols et l’eau mais aussi éviter les pertes et le gaspillage…, tout cela est déjà connu mais se heurte à une mise en pratique complexe. Il s’agit de trouver un bon équilibre pour nourrir la population de manière saine et abordable et contribuer aux objectifs de transition écologique et de neutralité climatique.
Nicolas CHABANNE Fondateur - C’est qui le patron ? La Marque du Consommateur
Agathe GIGNOUX Responsable affaires publiques et juridiques - CIWF (Compassion in World Farming)
Bertrand SWIDERSKI Chief Sustainable Officer Carrefour
Sophie TABARY Présidente - Association Bio en Hauts-de-France
13:45 - 14:30
TABLE RONDE : COMMENT SATISFAIRE LA DEMANDE POUR UNE ALIMENTATION DURABLE ET ABORDABLE
THEME #3 SE LOGER : REBÂTIR SUR L'EXISTANT
Eviter l’étalement urbain pour réduire la consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers tout en faisant face au besoin croissant de logements et d’infrastructures administratives, culturelles ou sportives : ce défi n’est pas nouveau mais il est aujourd’hui primordial de le relever pour réellement préserver l’environnement et le climat. Il s'agit en particulier de lutter contre l’érosion de la biodiversité, l’aggravation du risque de ruissellement et la limitation des capacités de stockage du carbone.
Recyclage de foncier artificialisé, réaménagement, requalification, réhabilitation de friches industrielles ou tertiaires, sobriété foncière, densification, nouveaux usages de l’existant comme l’adaptation d’immeubles de bureaux en logements : tout cela contribue à régénérer la ville sur elle-même et à limiter l’empreinte matières, eau et énergie des opérations, dans une optique d’urbanisme circulaire, le tout, en fonction des spécificités de chaque territoire.
Virginie ALONZI Directrice Prospective Bouygues Construction
Lucile FOUCART Directrice opérationnelle Redman
Laurent ROSSEZ Directeur général adjoint AIA Life Designers
Stéphane PFEIFFER 2ème adjoint en charge de l’Urbanisme résilient, de l’habitat et de ESS - Mairie de Bordeaux
16:00 - 16:45
TABLE RONDE : REBÂTIR SUR L'EXISTANT